Au pays des Kra et des Li

I know what it means to be alone

jeudi 28 juin 2007

Openair St.Gallen

Demain c'est le grand jour. Demain commence le festival Openair de Sankt-Gallä.

07_06_Openair_Hauptb_hne

Du moins officiellement car ce soir c'est pour les privilégiés, bénévoles et autres aficionados qui ont pris leurs early-birds tickets en décembre. Cet évenement n'est pas non-plus tout anodin car, déjà, c'est la dernière grande saillie fête qu'il me manquait de voir et, par là, marque mon année complète à St-Gall, étant arrivé le samedi du festival (1 Juillet).

Propre au génie local des alpages, l'organisation est un peu différente et originale, et fait qu'il n'y pas d'emplacement reservé au camping mais que les tentes se trouvent également dans l'enceinte du festival. Ne pouvant contrôler tout le monde tout le temps, un campeur entrant le vendredi pourrait y rester tout le week-end sans resortir.

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Pour éviter les abus le système est simple, on vend l'abonnement de 3 jours, de 2 jours pour samedi-dimanche ou seulement dimanche. Inutile de préciser que le programme est excellent le vendredi, pas trop mal samedi et carrément pourrit le dimanche où seuls les perfomances d'Olmawurst et Schützengarten peuvent encore sauver les meubles.

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L'année passé, quelque peu désorienté par ce système, j'avais renoncé à prendre des billets et ma toute première soirée à St-Gall je l'aurai finalement passée à Zurich. Demain je bouclerai la boucle et repartirai pour un tour.

Putain, déjà un an.

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mardi 26 juin 2007

No canto por cantar, canto por no llorar

Le texte de dimanche n'a pas été écrit ce jour-là mais vendredi, quelques heures avant de prendre le train pour Genève. J'attendais impatiemment de partir. La veille, Jeudi jour de salsa, je n'étais même pas sorti, las de danser seul avec quelqu'un. J'ai alors préféré me préserver et être en forme pour le week-end.
Ce texte pour dimanche de vendredi venait d'un long soupir, j'aurai voulu faire un bel hommage à une de celles qui incarnent le plus la beauté absolue, j'ai juste mis une image et trois mots...

Ironie du sort, ce dimanche à midi et pendant les heures qui ont suivi, je restais rivé à mon téléphone, attendant un hypothétique message. Venant de celle que j'avais (re)vu la veille, qui me coupe le souffle. Je ne l'avais plus retenu devant quelqu'un, mais elle, elle a le visage de l'absolu... Je vais encore longtemps pousser de longs soupirs...

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dimanche 24 juin 2007

La recherche de l'absolu

J'aimerais voir de la beauté, qui me fait sourire s'en même m'en rendre compte. J'aimerais toucher la beauté, qui décharge ma fatigue. J'aimerais me lier avec la beauté, qui rend invincible. J'aimerais m'endormir aux côté de la beauté, que mon être se repose enfin.

Rani_en_negro

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vendredi 22 juin 2007

Eu não sou audiência para solidão

Je suis passé à côté de chaque chose cette semaine. C'est en tous cas l'impression que j'en garde.
Samedi déjà, les bases étaient posées. C'était censé être une bonne soirée au festival latino Caliente à Zurich avec fin de soirée à St-Gall où une copine avait rendez-vous avec une très jolie copine serveuse. J'avais rendez-vous vers 20h avec Florian au festival, puis un autre copain nous aurait rejoins vers 22h, ensuite train à 0h17 pour retrouver la copine à la sortie de son boulot à 1h30, boire des verres jusqu'à 3h et sortir ensemble avec la serveuse en club. Le plan parfait.

La pratique était sensiblement différente. Je suis arrivé tôt au festival Caliente, vers 19h, et ce que je ne savais pas c'est que la musique est quasiment que brésilienne et moi le Brésil, franchement... ca me soûle vite. Donc pas moyen de danser, car courir sur-place sur de la samba, bof. Florian, qui est suisse, s'est finalement pointé vers 23h, l'autre copain, argentin lui, un quart-d'heure après et encore un quart d'heure après je me dirigeais à la gare.

A St-Gall, la copine vietnamienne était vite passée chez elle se changer, je la retrouve à 2h15 (...) On boit des verres au bar où travaille sa copine brésilienne. Il y a beaucoup de clients, elle ne ferme qu'à 4h au lieu des 3h normales. Peu avant la fermeture, vient le copain anglais de la vietnamienne. La discussion est un peu houleuse et on va rapidement ensemble au club. La copine devient totalement ingérable et tire sur la corde du savoir-vivre, son copain m'explique que ca arrive fréquemment après avoir pris de la coke. On s'en va à la fermeture, après avoir dit au revoir à la belle barmaid espagnole. La brésilienne n'est finalement jamais venue...

Mardi, c'était la fête; New-Orleans meets St.Gallen avec plusieurs scènes au centre-ville. Différents styles musicaux (sauf New-Orleans...), bratwurst et bières. Je sors avec deux collègues, l'anglais cité précédemment et un espagnol. La fête bat son plein et l'alcool coule à flot. En fin de soirée je recroise la magnifique brésilienne avec qui je me suis brouillé sans trop savoir pourquoi en début d'année et échange deux-trois mots avec, puis je retourne au bar de samedi et demande à la copine serveuse brésilienne pourquoi elle n'est pas venue avec nous au club. La réponse était toute simple, car elle voyait son copain...

Le reste du temps, je contemplais la carrelage de la piscine et le paysage depuis mon vélo, des activités de solitaires en quelques sortes. Pis de toute facon, tu sais le Brésil, moi...

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lundi 18 juin 2007

C'est pas pour demain la lumière au bout du tunnel

Vendredi 15h30, j'avais rendez-vous avec ma conseillère d'orientation et le tout m'a laissé un sentiment quelque peu...mitigé. Une fois de plus je m'attends au résultat du "Connais-toi toi-même". Sauf que je me connais, du moins mes qualités et défauts, je ne sais juste pas ce que je peux/veux en faire profesionnellement. On dirait que je n'ai plus qu'à attendre une réponse tombée du ciel ou au fond de ma bière car à ma question "Ce que je fais ne me plait pas, j'aimerais changer mais je ne sais pas quoi faire" on me répond "Alors à la place, vous voudriez faire quoi?".

Grâce à la souverainté cantonale et l'unité dont à toujours sû préserver la Suisse, ma conseillère n'avait jamais vu ou même entendu parlé des tests que j'avais mené à Genève. Je lui ai dis à quel point les résultats étaient corrects et reflètaient ma personnalité, le tout très clairement représentés. Elle a vaguement jeté un oeil dessus, a pris un point au hasard et selon la description y figurant m'a demandé si des études d'infirmier m'interessait ce à quoi j'ai répondu que, mis à part torcher le cul des machines, je ne voyais pas le rapport avec moi pour ensuite conclure que je devrais faire leurs tests à eux. Petite parenthèse pour un deuxième exemple d'unité suisse, comment ce fait-ce que le résultat d'un test HIV prenne 2 jours à Genève pour seulement 15 minutes à St.Gall ?? Avec une fiabilité identique, dans des hôpitaux cantonaux soit-disant faisant parties du même programme de prévention sida.
Bref, toute cette histoire d'orientation va me prendre des plombes, je vais retourner aux fouilles sur internet jusqu'à l'illumination ou méditer dans les contrées du tigre du bengale.

Ou me mettre au saut à la perche, tiens...

Saut_perche_strokke

Posté par sangdencre à 12:35 - mais keske j'fous là - Commentaires [9] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

vendredi 15 juin 2007

Automatismes et habitudes

Je me surprends du peu d'automatismes que je possède, ou dont je fais preuve, et tantôt ca m'amuse tantôt ca m'inquiète.

Je n'y avais jamais trop réfléchis avant de constater de quelle manière totalement aléatoire je cadenasse mon vélo. Mais avant de trop choquer par cette phrase je tiens à faire un petit rappel; Non seulement je vis en Suisse mais en plus l'entreprise où je travaille se situe dans un village depuis longtemps oublié des Dieux. J'ai grandi aux abords de Genève, au 1294, j'ai habité ensuite en ville, au 1205, puis 1203, j'ai aussi longtemps cotoyé le 1217 (représente). Ensuite, en cherchant du boulot en Suisse-alémanique du côté de Zurich, je me voyais déjà vivre au 8004 ou 8005, mais la folle bêtise de mon impétueuse jeunesse m'amena jusqu'au 9000. Un chiffre rond ca va encore, mais je travaille au 9404 et ca ne me fait pas sentir plus haut mais plutôt à quelques numéros du précipice.
Par exemple, avant de partir pour un mois en Colombie fin-décembre j'avais oublié mon vélo devant l'entreprise dû à un accident de fête de Noël où le sinalco et le rivella ont coulé à flot de 16h à 4h (A ce propos j'ai toujours cru que le sinalco était suisse, fatal erreur, c'est aussi allemand que nivea). Et ben un mois plus tard, mon vélo était exactement où je l'avais laissé, rien ne manquait avec les pneus encore gonflés. Ca fait rêver, hein ?
Malgré tout, je cadenasse mon vélo chaque jour. La différence vient de la distance sur laquelle je dois rebrousser chemin après avoir réalisé ne pas l'avoir fait. A la maison je le laisse à l'intérieur, donc aucun risque, mais parfois je le retrouve  malgré tout cadenassé.

Je ne sais pas bien où se situe la limite entre automatisme et habitude. Faire ces courses releverait de l'habitude mais on le fait généralement sans trop penser alors ca pourrait entrer dans le domaine des automatismes. Ca fait des années que personne ne fait les courses pour moi et à chaque fois mon chemin est différent. Pour chaque chose dans mon panier j'ai dû réfléchir si je le voulais.
Autre chose, je ne peux pas me lever le matin à la même heure, ca ne marche juste techniquement pas.

Je fais le tour et le seul automatisme que je me trouve est d'attacher ma ceinture en entrant dans voiture mais ca je peux imaginer que ca provient du fait que j'ai failli mourir dans un accident...

Peut-être qu'il a des études psychologiques sur les automatismes, faudra que je cherche, mais j'en ai pas tellement envie, pas maintenant du moins. A cette heure-ci, où ce post apparait, je rencontre mon conseiller d'orientation professionnelle. Je lui présenterai les résultats de mes tests de personnalité qu'un de ses collègues à Genève avait mené en début d'année passée. Il y a même un paragraphe sur les activités répetitives.

Peut-être que celui-ci saura m'expliquer ce que je peux en faire.

Posté par sangdencre à 15:30 - autant ne pas en parler alors - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

mercredi 13 juin 2007

Schön, dass Sie hier sind

Späneförderer, Schneckenwelle, Getriebe, Reitstock, Spindelduse, Teleskopabdeckung, Abstreifer, Inbetriebnahme, Wartung, Werkzeugbruchkontrolle, Kugelumlaufspindel, Feuchtigkeitssensor, Angebot, Bestellung, Einsatz, Serviceauftrag, Laufzettel, Rechnung, usw... Ca fait partie de mon vocabulaire courant. Hab dich lieb, je ne l'ai jamais dit...

C'est l'heure de partir, pendant que mon collègue arrose sa vingtaine de plantes autour de lui...

Posté par sangdencre à 18:02 - euh... sorry...was hasht du gsät? - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

lundi 11 juin 2007

Züri vs Ganf

Malgré mes posts catastrophiques à tendance dépressive (cf. voir plus bas) et auto-destructrice, force m'est d'avouer que mes week-ends sont plutôt légers et festifs, inversement proportionnel à mon ennui de la semaine. Ces derniers mois je suis plusieurs fois rentré bien après les premiers rayons de soleil et le déjeuner, tout en ayant parfaitement geré mon taux d'alcoolémie, le maintenant suffisamment haut pour que ca reste drôle. Ca faisait même un sacré moment que je n'avais plus fini à la Langstrasse de Zurich. J'en étais arrivé à des discussions où on s'étonnait de pouvoir apprécier ou détester des régions de Suisse, pourtant éloignées de seulement quelques dizaines kilomètres, à cause du style de vie et de la mentalité. Moi encore à cracher sur la mentalité St.Galloise, à faire l'apologie de Zurich-la prétentieuse, regrettant Genève, toujours en relation d'amour-haine avec le reste du pays et Lausanne où les nuits sont si belles.

Si quelqu'un vient dans mon village un vendredi, il aura des chances de me trouver là:

07_05_The_Room

"The Room" in St.Gallen.

Photo cliquable pour la localisation.

Un simple bar qui passent de la bonne musique rock indie (aussi Adam Green) même qu'il y a un disk-jockey pour ca, les filles sont aussi bien qu'elles le peuvent tout en étant st.galloise, la bière n'est pas franchement bon marché mais c'est surtout là que les gens biens se rencontrent, ceux qui font preuve d'ouverture aux autres...

S.

Posté par sangdencre à 17:45 - jusqu'ici tout va bien - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

jeudi 7 juin 2007

Mon salut viendra de l'Inde

Mes visites des profondeurs abyssales dans lesquelles se complaisent mes contemporains villageois continuent et m'entrainent dans des zones dévastées et tourmentées.

Je n'ai plus confiance en moi, ne me suis jamais senti aussi peu à ma place de toute ma vie, ne me suis jamais senti aussi peu valorisé dans mon travail et dans ma valeur d'homme, n'ai jamais eu une telle pauvreté de relations humaines tout en parlant presque quatre langues couramment, ne me suis jamais senti autant impuissant face aux évenements, ne me suis jamais senti aussi proche de tout plaquer du jour au lendemain sans même savoir où aller ni quoi faire.

J'assure le service minimum à mon travail, j'aimerais faire plus mais je n'y arrive pas, j'ai épuiser tout mon "capital patience" et je n'ai aucun réconfort pour le recharger. J'ai envie de gueuler pour que cela change mais je ne me sens pas capable de prendre les choses en main. J'ai déjà gueulé, rien n'a changé, alors je ne gueule plus mais je suis devenu cynique, ou effacé, indifférent. J'entends des choses absurdes, illogiques, ou tellement fastidieuses pour brasser du vent que je fais la moue, regards de travers et dis que je ne comprends pas "pourquoi". Et on me le répète... mais en anglais.

J'arrive en retard aux réunions, ne dis pas trop ce que je fais, ne remplis pas les stats de contrôles du temps de réponse aux clients, et on ne me dit rien, pas de questions, pas de remarques. Ma dernière formation remonte à Juillet de l'année passé, c'est à dire quand j'ai commencé. Les clients parlent de choses techniques qui me restent la plupart du temps totalement inconnues.

Et là où je me déteste par-dessus tout c'est que je me sens fautif. J'échoue alors que d'autres y arrivent...

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Mais j'ai recu LA nouvelle qui devrait tout changer. La nouvelle qui laisse supposer que mon salut arrive dans un mois. J'avais expliqué, je crois, que j'étais prévu pour toute une série d'installations de machine en Inde mais que pour problèmes techniques et factures non-payées tout était en attente. Apparamment cela touche à sa fin. Les indiens ont annoncé que dans 3 semaines tout serait en ordre, ce qui metterai mon prochain départ le 9 Juillet environ, selon leur calendrier. Ca me permettra de profiter de la fête de la musique à Genève, l'Openair de St-gall et les fêtes de Zurich qui se déroulent chaque 3 ans rappelons-le. Puis les installations devraient s'enchaîner, pour un total de six machines. En comptant un mois chacune, plus 3 semaines de service militaire en Septembre, plus 3 semaines de vacances, on pourra raisonnablement imaginé que tout le monde aura oublié qui je suis, ici à St-Gall. J'ai même envie de croire que, en me sentant mieux, j'arriverai à y voir plus clair sur mon futur et pourrai préparer ma sortie avec élegance.

Un mois. Un tout petit mois. Un délicieux mois de Juin chaud et ensoleillé. Un mois...

Posté par sangdencre à 12:25 - mais keske j'fous là - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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