samedi 22 septembre 2007
Chef oui chef
Je ne poste plus et ca commence à se voir. Pis la photo de cette grosse bille bleue que nous squattons finit par lasser, aussi belle qu'elle puisse être. La raison de cette absence est que je suis en vadrouille sans trop de possibilité d'écrire. Ce week-end je suis chez moi alors j'en profite pour mettre de l'ordre mais je me suis lever tôt ce matin (6h) comme tous les jours de la semaine et tous les autres pour les deux semaines à venir alors faut pas trop m'en demander non-plus. Je sers la patrie et c'est ma joie. Cette même patrie me nourrit, me loge en abri pc et resoud mes problèmes vestimentaires matinaux à savoir qu'est-ce que je pourrais me mettre; un t-shirt vert se marie très bien avec un pantalon et veste verts-bruns.
Je vous prépare donc une petite série de photos sans interêt et floues avant de passer à une activité bien plus vitale.
mardi 17 juillet 2007
La vie est dure sans confiture *
Ah si vous saviez comme on me met à rude épreuve, les copains. Quand je marche dans la vallée de l'ombre de la mort suisse-allémanique de l'Est, je ne crains aucun mal car je me refugie dans l'indifférence la plus crasse, me détache complétement des futilités mécaniques qui m'entourent et me recentre uniquement sur les valeurs essentiels qui me font tenir encore debout; un tour à vélo sous le soleil avec bonne musique, en plus du maillot de bain et livre prêts dans le sac. Quand j'en ai assez de tenir debout, c'est alors dvd-narguilé-vin qui m'achèvent dans le sofa.
Sauf qu'on en arrive à user mon indifférence. Mon client principal m'appelle tous les jours en citant un nouveau problème, que ses machines ne tournent plus et qu'il attend une date, rien qu'une date, pour savoir quand on arrive. Ca fait des mois qu'on envoie du monde chez lui et, en plus de ne rien résoudre, les soucis s'accumulent. Je me trouve entre le marteau et l'enclume, d'un client jamais satisfait de ce que je lui dis ni des dates que je donne et d'une entreprise qui n'a visiblement pas envie de se préocuper de parisiens qui ont oublié le savoir-vivre. On crée les mots dont nous avons besoin, "gentilhomme" est tombé en désuétude, on s'est rattrapé avec "gentleman". De plus c'est l'été, les gens sont en vacances, personne disposé à y aller, pas de matériel, pas de solution, pas d'envie de stress. On trouve des parades, on organise des interventions boiteuses et on lui met des bequilles de tous côtés pour faire bonne impression. Sauf qu'on en arrive à user mon indifférence, quand c'est moi qu'on envoie au feu, avec un collègue. Lundi prochain prochain je vais à Paris, pour deux semaines. Déjà que je n'aime pas Paris, en plus c'est en banlieue moche et qui pue. En bon St-gallois on me dit d'aller le soir à Fontainebleau, c'est joli pis au moins y'a pas de noirs partout...
Je me sens las d'un coup.
* Un romand aura beau ne pas parler allemand, il arrivera toujours à dire que Lumpi ist mein Hund et que mein Bein ist gebrochen, es tut mir weh. De l'autre côté ca marche pareil, ils ont toujours le moyen de dire que la vie est dure sans confiture.
lundi 18 juin 2007
C'est pas pour demain la lumière au bout du tunnel
Vendredi 15h30, j'avais rendez-vous avec ma conseillère d'orientation et le tout m'a laissé un sentiment quelque peu...mitigé. Une fois de plus je m'attends au résultat du "Connais-toi toi-même". Sauf que je me connais, du moins mes qualités et défauts, je ne sais juste pas ce que je peux/veux en faire profesionnellement. On dirait que je n'ai plus qu'à attendre une réponse tombée du ciel ou au fond de ma bière car à ma question "Ce que je fais ne me plait pas, j'aimerais changer mais je ne sais pas quoi faire" on me répond "Alors à la place, vous voudriez faire quoi?".
Grâce à la souverainté cantonale et l'unité dont à toujours sû préserver la Suisse, ma conseillère n'avait jamais vu ou même entendu parlé des tests que j'avais mené à Genève. Je lui ai dis à quel point les résultats étaient corrects et reflètaient ma personnalité, le tout très clairement représentés. Elle a vaguement jeté un oeil dessus, a pris un point au hasard et selon la description y figurant m'a demandé si des études d'infirmier m'interessait ce à quoi j'ai répondu que, mis à part torcher le cul des machines, je ne voyais pas le rapport avec moi pour ensuite conclure que je devrais faire leurs tests à eux. Petite parenthèse pour un deuxième exemple d'unité suisse, comment ce fait-ce que le résultat d'un test HIV prenne 2 jours à Genève pour seulement 15 minutes à St.Gall ?? Avec une fiabilité identique, dans des hôpitaux cantonaux soit-disant faisant parties du même programme de prévention sida.
Bref, toute cette histoire d'orientation va me prendre des plombes, je vais retourner aux fouilles sur internet jusqu'à l'illumination ou méditer dans les contrées du tigre du bengale.
Ou me mettre au saut à la perche, tiens...
jeudi 7 juin 2007
Mon salut viendra de l'Inde
Mes visites des profondeurs abyssales dans lesquelles se complaisent mes contemporains villageois continuent et m'entrainent dans des zones dévastées et tourmentées.
Je n'ai plus confiance en moi, ne me suis jamais senti aussi peu à ma place de toute ma vie, ne me suis jamais senti aussi peu valorisé dans mon travail et dans ma valeur d'homme, n'ai jamais eu une telle pauvreté de relations humaines tout en parlant presque quatre langues couramment, ne me suis jamais senti autant impuissant face aux évenements, ne me suis jamais senti aussi proche de tout plaquer du jour au lendemain sans même savoir où aller ni quoi faire.
J'assure le service minimum à mon travail, j'aimerais faire plus mais je n'y arrive pas, j'ai épuiser tout mon "capital patience" et je n'ai aucun réconfort pour le recharger. J'ai envie de gueuler pour que cela change mais je ne me sens pas capable de prendre les choses en main. J'ai déjà gueulé, rien n'a changé, alors je ne gueule plus mais je suis devenu cynique, ou effacé, indifférent. J'entends des choses absurdes, illogiques, ou tellement fastidieuses pour brasser du vent que je fais la moue, regards de travers et dis que je ne comprends pas "pourquoi". Et on me le répète... mais en anglais.
J'arrive en retard aux réunions, ne dis pas trop ce que je fais, ne remplis pas les stats de contrôles du temps de réponse aux clients, et on ne me dit rien, pas de questions, pas de remarques. Ma dernière formation remonte à Juillet de l'année passé, c'est à dire quand j'ai commencé. Les clients parlent de choses techniques qui me restent la plupart du temps totalement inconnues.
Et là où je me déteste par-dessus tout c'est que je me sens fautif. J'échoue alors que d'autres y arrivent...
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Mais j'ai recu LA nouvelle qui devrait tout changer. La nouvelle qui laisse supposer que mon salut arrive dans un mois. J'avais expliqué, je crois, que j'étais prévu pour toute une série d'installations de machine en Inde mais que pour problèmes techniques et factures non-payées tout était en attente. Apparamment cela touche à sa fin. Les indiens ont annoncé que dans 3 semaines tout serait en ordre, ce qui metterai mon prochain départ le 9 Juillet environ, selon leur calendrier. Ca me permettra de profiter de la fête de la musique à Genève, l'Openair de St-gall et les fêtes de Zurich qui se déroulent chaque 3 ans rappelons-le. Puis les installations devraient s'enchaîner, pour un total de six machines. En comptant un mois chacune, plus 3 semaines de service militaire en Septembre, plus 3 semaines de vacances, on pourra raisonnablement imaginé que tout le monde aura oublié qui je suis, ici à St-Gall. J'ai même envie de croire que, en me sentant mieux, j'arriverai à y voir plus clair sur mon futur et pourrai préparer ma sortie avec élegance.
Un mois. Un tout petit mois. Un délicieux mois de Juin chaud et ensoleillé. Un mois...
jeudi 31 mai 2007
Wählen Sie bitte: Mode [Auto-sabotage] ON - OFF
Ja gern !!
Je scie allégrement la branche sur laquelle je suis assis et là je sens que ca devient dangereux. En fait j'ai une technique pour me prémunir du stress quand tout devient le bordel autour de moi et que je suis à la limite du petage de plombs et des insultes nourries. Je n'aime pas le système sur lequel repose cette entreprise et j'en ai marre de devoir m'adresser à une tapée de personne pour régler un problème qui n'en est pas un. Toujours courir après les gens pour des bêtises et leur répéter sans cesse que je ne parle pas leur ignominie (pour ne pas être vulgaire) de dialecte.
Pour me prémunir j'essaye de me pas prendre sur moi, ne pas avoir le travail bien fait à coeur (de ne pas me faire un sang d'encre ah ah), et ne pas me rajouter des contraintes. Mais après quelques mois de pratique j'y arrive si bien que j'ai peut-être abusé sur les proportions ce matin. Je suis arrivé une demie-heure en retard à la réunion hebdomadaire (qui est à 8h bande de barbares), n'ai rien suivit de ce qui s'est dit en leur dialecte-pseudo-allemand-monocorde et répondais que je ne comprenais gar nichts à leurs histoires. De plus j'ai une sale tendance à ne pas remplir leurs documents d'évaluation du service. Bref, je me demande combien de temps cela va durer encore avant que la branche péte.
Vous l'avez compris, je n'aime ce que je fais et je songe à une reconversion. Le problème est que je ne sais pas du tout quoi faire. Vous avez pas des idées ou des bonnes adresses internet d'orientation qui sortent une palette de métier selon nos interêts ??
mercredi 30 mai 2007
Olvídala, mejor olvídala
J'ai de nouveau pas le moral.
Ca m'énerve.
Pourtant la semaine passée a été bonne et le week-end excellent. J'ai fait une bonne heure quotidienne de vélo sur un trajet à en chier ma race, que je mettrai un jour en photo, peut-être, ou pas, si la flemme me prend et que j'abandonne mon sport. Mais comme je joins l'utile à l'agréable à ma race et que ce sport est en fait mon moyen de transport jusqu'au boulot, ne me faisant pas perdre de temps ni même ressortir de chez moi sitôt rentré, il y a des chances pour que je continue un moment. Du moins jusqu'à la prochaine pluie.
Pis le week-end était vraiment cool, bonne fête, avec des copains, de la bière, de la musique et un peu de disco-rock à l'usine. Sauf que j'ai été tiraillé sentimentalement et ca m'a un peu gonflé. Vendredi je suis sorti avec la st.galloise que j'avais rencontré la veille et l'impression bizarre qu'elle m'avait laissé s'est bien confirmée, trop bizarre pour moi. Puis le samedi j'ai rêvé de mon ex, le seul amour de ma vie jusqu'à présent et le dimanche, quelque peu alcoolisé, je lui ai écris un monstre message lui demandant si elle ressentait encore quelque chose pour moi, que moi je rêvais encore d'elle. Le genre de message écrit au coin d'un bar ou club à une heure où les gens sobres ne s'amusent plus du tout et sont depuis longtemps retournés devant leurs télés. Et peut-être que toutes ces bêtises qu'on nous dit concernant "l'expérience" ne sont pas faux, car au lieu d'appuyer sur "envoyer" (ou plutôt "enviar" parce que je me la pète avec un natel configuré en espagnol) je l'ai sagement mis dans les brouillons. Le lendemain, voulant constater les dégats et me rassurer de cet acte manqué, j'étais surpris de ce message bien écrit, sans faute, cohérant, clair et direct comme à mon habitude. Je pouvais alors aussi bien l'envoyer à ce moment, une heure raisonnable qui ne laisse aucun doute sur mon état mais je ne l'ai de nouveau pas fait.
Bourré ou sobre, la réponse me blesserait, qu'elle soit positive ou négative.
Ce même dimanche il y avait une femme magnifique que je voyais pour la seconde fois. Elle a tout pour me plaire, sauf qu'elle fume encore pire qu'une st.galloise et ne danse pas la salsa, mais elle a du charme et ne se la joue pas prétentieuse, une qualité de plus en plus rare. Cependant elle reste pour moi comme une belle image, une star que je peux regarder et connaître mais d'un monde dont je ne fais pas partie et lui faire la bise pour lui dire au revoir me rend mélancolique.
Et à St.Gall il fait si froid.
vendredi 25 mai 2007
Mais où j'ai foutu la commande ?
Ma vie est un film.
Ou plutôt de ces films dont on a pas lu le résumé et est tombé dessus par hasard en zappant. Le problème c'est que je n'ai toujours pas pu déterminé le genre, je n'arrive pas savoir si je suis dans une comédie burlesque, un drame social, un documentaire éthnologique ou un à l'eau-de-rose avec la jolie fille un peu bête qui embrasse à la fin. (Ce qui est malheureusement certain c'est que je ne suis pas dans un Bollywood et ca c'est plutôt triste. J'ai essayé de danser dans la rue et je n'ai pas été entouré d'une vingtaine de danseurs, ni même me suis retrouvé en haut des montagnes la seconde suivante, ce qui est un peu du gâchis avec toutes ces montagnes environnantes. Je me demande bien à quoi elle servent du coup, à part cacher les appenzellois)
Donc, dans le rôle de hier soir j'étais Colombien, un rôle que j'ai déjà eu l'occasion d'endosser, en général chaque fois qu'on me demande 4 fois de suite droit dans les yeux d'où je viens. C'était dans un club salsa. J'ai passé un bon moment avec une fille qui parlait très bien espagnol et me disait Ô combien j'étais différent des suisses ici, à tenir des conversations différentes, de danser différemment, de regarder dans les yeux... Bon, à la fin, elle me disait aussi Ô combien j'étais différent des latinos. Bref. Elle m'a aussi fait un rapide classement des gens à St.Gall ce qui explique Ô combien il est difficile de faire des rencontres. 3 catégories; les universitaires hautains, le peuple plutôt simple, le bas-peuple c-à-d sans éducations ou paysans comprenant les assistés alcooliques ou drogués. Je ne lui ai pas demandé où elle se situait.
Ca devient d'un pathétique...
Mais malgré ca j'ai toujours le moral. Bien qu'il faudrait que j'arrête d'aller à la salsa qui est composé d'un groupe d'habitués impénétrables et imperméables et que je me passionne pour l'unique sport de pédés cantonal, à la télé du moins. Faudrait aussi que je me souvienne des règles de survie; ne rien consommer qui vient d'Appenzell. Et après ca, tout ira bien, je pourrais tranquillement manger des bratwürste avec ma bière et attendre le générique de fin.
mardi 10 avril 2007
Quand je pense que t'arrives même plus siffler trois fois
Hier, pendant des heures, je regardais la campagne suisse défiler à travers ces vitres qu'on ouvre plus. Et je ne m'en lasse pas. Je choisis la bonne musique, laisse ma tête se caler à la paroi, prends mon rôle de spectateur. Rares sont les fois où je communique. A force de contemplation j'en arrive aux réflexions et parfois ca se complique. Je me dis que je suis devenu ce que je n'étais que quelques heures par semaine, ou quelques semaines par an; un spectateur. Je ne vis plus, j'observe. Je m'adapte, je change, je pense, je prends la pensée de l'endroit, je me fonds à la terre étrangère, je n'appartiens plus nulle part, je veux, je me lasse, je veux, je me fatigue. Je cherche alors des solutions pour changer ca, tout en sachant ce dont j'ai réellement besoin sans pouvoir l'obtenir, je repense à quand je l'avais et que je l'ai perdu, aux raisons surtout de l'avoir perdue.
Dans ce week-end à connotation religieuse, j'imagine que dans le fond, je pourrais faire du voyage ma religion et, sans pousser jusqu'à l'absurdité savoureuse, j'en tire quelques parallèles. Aspirer à la contemplation, faire des prières mais sans les adresser, chercher à comprendre ce qui nous entoure, y trouver un sens, puis donner un sens, partager avec ceux qui sont aussi en quête et se séparer des ignorants, déclarer que tout n'est que vanité et être persuadé de faire partie de ceux qui ont compris.
Les réflexions prennent fin en entrant en gare. 4 heures pour rentrer chez moi, suite au week-end en terre-mère genevoise que je ne raconterai pas, beaucoup de hauts et de bas, et puis d'autres le font mieux que moi. En sortant du train j'efface ma dernière pensée à celle qui a incarné les voyages au-travers de la campagne suisse pendant quelques années. Une dernière pensée, car depuis bien longtemps il n'y a plus personne sur le quai qui m'attend…
Plus je pense, moins je sais qui je suis.
mercredi 31 janvier 2007
St.Gallä, Stadt ohne Zukunft
(C'est pas que moi qui le dis).
Je suis d'humeur fragile ces temps, un rien peut me plomber ma journée et me faire répéter que là s'en est trop, il est temps que je mette les voiles.
Ce matin, en sortant de chez moi, j'étais tout heureux de pouvoir enfin descendre mes deux gros cartons pleins de papiers à jeter, triés lors de mes derniers rangements. Déposés en bas dans la rue oú ils se mettent d'habitude, je m'en vais prendre mon train. Le temps de faire 20 mètres, je me fais interpeller, genre à grands cris.
- Eh…éh… kra defü éschtä gümeschteli?
- Euh...ouais ouais ce sont bien les miens.
- Aaah krëlïtüähö Papier üd Karton zusämitzeli !!! oder?
- Ben c'est un peu pareil non? Ca va tout au même endroit.
- Asch nüüüt, kropfertâminamal. Papier cé mercreditzeli üd Karton in tzwaï wörchteli
- Ben je peux quand même pas raisonablement trier tout ca? Ou bien ? raisonablement? Oder bien?
- ????….????
le temps qu'il m'explique qu'il était chargé de veiller à ce que les gens jetent correctement leurs poubelles et de tout ramener, j'avais raté mon train.
Je lui en veux pas à ce bonhomme, aux autres non-plus, par expérience je me dis que je suis juste incompatible avec ce village et ses habitants.
jeudi 25 janvier 2007
Inténtalo mi vida, quiero estar a tu lado
Je suis de retour déjà depuis quelques jours mais comme tout, ici-bas dans mon village, faut se faire violence pour se motiver à quoi-que-ce-soit.
Les affaires ont repris et le grand bol d'air frais que m'a offert la Colombie se retransforme en tempête entre mes deux oreilles avec comme conséquence une vision du futur particulièrement brumeuse. J'ai quitté ce pays merveilleux avec pleins d'idées en tête, persuadé qu'il y a quelque chose à y faire d'ici peu de temps. En y réflechissant, monter une petite affaire est techniquement possible, il me manque juste de rencontrer encore une ou deux personnes-clefs. Si au hasard d'une discussion ces personnes se révèlent, j'y penserai concretement.
Mes derniers jours a Bogotà ont été parfaits, ai revu des amis, en ai connu d'autres, ai fait la rumba du diable, ai parlé passionnement, ai fait la moitié de ce que je voulais, ai vécu deux fois plus que je pensais, n'ai pas dérogé à mes habitudes d'arriver à la bourre à l'aéroport (genre moins d'une heure en avance et devoir négocier).
J'essaye de me remettre au krali, j'essaye de chercher l'élegence, la grâce, la beauté dans ce village, mon appart porte les séquelles d'un départ hâtif, d'un mois de létargie, d'un retour las. Je serai obligé d'en prendre soin car mon voyage en Chine qui devait suivre est annulé. Mon chef m'a donné le plan de l'année, fin-février Inde pour un mois minimum, puis Mai en Inde, puis en Inde, l'Inde, encore l'Inde, Inde…. A voir ce plan je suis bon pour y passer 6 mois. Ca ne me dérange pas, bien au contraire. Suisse-Colombie-Inde, mon triangle parfait…



