lundi 30 juillet 2007
How can one prevent a drop of water from ever drying up ?
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By trowing it into the sea.
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A chaque fois que je regarde ce film, je passe par différentes émotions et garde en moi une trace pour les jours suivants. Je suis émerveillé par l'histoire, époustouflé par les images, amoureux des personnages, les tripes saisies lors de la scène finale et milles pensées qui me traversent encore bien après le mot fin. C'est un des films que j'ai le plus à coeur, comme peu savent parler au plus profond de moi. Je ne peux plus me souvenir exactement des interprétations et conclusions que j'en tirais les précédentes fois, tant j'ai l'impression qu'elles dépendent de l'état de ma vie à ce moment.
Le film traite des désirs et de leur renoncement. Un sujet qui me touche car, comme pour tout le monde, ils influent sur mon présent et futur. Ce qui différencie chacun de nous est la capacité à les vivre ou au contraire à y renoncer, non par peur, sinon par entendement des conséquences. J'ai toujours été partisant des expériences ("mieux vaut des remords que des regrets") et préfère en avoir trop vécu que pas assez, en étant parfois égoiste pour justement vivre mes désirs, même si je déçois ou irrite. Je me mets en marche, découvre, vis, fais de bons choix et de moins bons, comme venir à St-Gall par exemple.
Prochainement je vais me remettre en marche et toujours pas pour rentrer chez moi, ce n'est pas encore le bon moment apparemment même si j'espère que ce jour arrivera tout bientôt.
Ce film est à voir quand on est disposé à se prendre un moment de contemplation. Le narguilé et le vin rouge sont dispensables mais hautement recommandés.
vendredi 27 juillet 2007
Passer de 9 à 57
On a beau critiquer les clients quand ils jouent les embêteurs, il faut aussi leurs rendre hommage quand ils nous sortent une fière chandelle du pied. J'expliquais précédemment que mon employeur m'avait envoyé au feu avec un collègue pour effectuer un travail plutôt risqué, ceci après une éprouvante formation de bien dix minutes sur la marche à suivre. N'ayant aucune expérience de ces machines et le collègue n'ayant jamais effectué ce boulot auparavent, je craignais de devoir passer les trois prochaines semaines dans le bled d'Evry. Mais lundi, le client a voulu s'enquérir de notre plan d'action et après quelques questions très pertinentes a bien compris qu'on ne savait pas oú on allait et qu'on devrait apprendre sur le tas. "Learning by doing" comme on dit. Sauf que le client, lui, a de l'expérience; l'expérience de nos plans foireux, et a tout simplement annulé le travail tant qu'on amène pas un plan solide. On a travaillé un jour sur une autre machine, observé le fonctionnement le lendemain, sommes rentré le sur-lendemain. Houra houra.
Autre nouvelle tirée du 20Minuten, le classement des villes suisses. On a eu droit au classement des 215 principales villes dans le monde selon la qualité de vie, Zurich et Genève arrivant en tête. Les St.Gallois n'aimant pas Zurich, qui le leurs rendent bien soit-dit en passant, et ayant vaguement entendu parlé de Genève, qui le leurs rendent tout aussi bien encore en passant, ils clament que de tout facon la qualité de vie est bien meilleure chez eux mais ne figure pas dans le classement. Maintenant on sait où on en est, grâce à Bilanz, journal économique suisse. On peut ne pas aimer la mega-lo-pole zurichoise et préférer les petites villes à taille humaine, il n'en sort pas moins que St-Gall pointe à la 57ème place, sur 124. Les résultats ici, de 1 à 50 et 51 à 124. A noter que mes prochaines aventures devraient m'emener à Bogotà, 210ème place au précédent classement, on peut pas tout avoir...
vendredi 20 juillet 2007
Kündigung
Sehr geehrte Herren ***, *** und ***,
Ich möchte hiermit meine Stelle kündigen bei der Gruppe *** AG, um 31. Oktober. Ich gebe ihnen diesen Brief drei Monate im voraus, statt zwei Monate, aufgrund eines militärisches Weiterbildungskurses (WK) von 17. September bis 5. Oktober.
In dieser Zwischenzeit, werde ich meine Funktionen bei den Kunden verfolgen. Wir sollten meinen Arbeitsplan zusammen organizieren, mit den besten Belange zwischen ***, *** und mir.
Fünf Monate nach der Wiederöffnung von ***, habe ich die Möglichkeit bekommen, im Kundendienst in Rorschach zu arbeiten. Ich danke *** für diese neue Erfahrung.
Ich wünsche Ihnen und der Firma viel Erfolg in der Zukunft.
Sang d'encre
En V.O. dans le texte, mais comme on a tous un google traduction sous la main ca pose pas tant de problème, pis ca fait plus authentique. C'est ce que j'ai donné aux ressources humaines tout à l'heure. Le premier pas aux changements.
mardi 17 juillet 2007
La vie est dure sans confiture *
Ah si vous saviez comme on me met à rude épreuve, les copains. Quand je marche dans la vallée de l'ombre de la mort suisse-allémanique de l'Est, je ne crains aucun mal car je me refugie dans l'indifférence la plus crasse, me détache complétement des futilités mécaniques qui m'entourent et me recentre uniquement sur les valeurs essentiels qui me font tenir encore debout; un tour à vélo sous le soleil avec bonne musique, en plus du maillot de bain et livre prêts dans le sac. Quand j'en ai assez de tenir debout, c'est alors dvd-narguilé-vin qui m'achèvent dans le sofa.
Sauf qu'on en arrive à user mon indifférence. Mon client principal m'appelle tous les jours en citant un nouveau problème, que ses machines ne tournent plus et qu'il attend une date, rien qu'une date, pour savoir quand on arrive. Ca fait des mois qu'on envoie du monde chez lui et, en plus de ne rien résoudre, les soucis s'accumulent. Je me trouve entre le marteau et l'enclume, d'un client jamais satisfait de ce que je lui dis ni des dates que je donne et d'une entreprise qui n'a visiblement pas envie de se préocuper de parisiens qui ont oublié le savoir-vivre. On crée les mots dont nous avons besoin, "gentilhomme" est tombé en désuétude, on s'est rattrapé avec "gentleman". De plus c'est l'été, les gens sont en vacances, personne disposé à y aller, pas de matériel, pas de solution, pas d'envie de stress. On trouve des parades, on organise des interventions boiteuses et on lui met des bequilles de tous côtés pour faire bonne impression. Sauf qu'on en arrive à user mon indifférence, quand c'est moi qu'on envoie au feu, avec un collègue. Lundi prochain prochain je vais à Paris, pour deux semaines. Déjà que je n'aime pas Paris, en plus c'est en banlieue moche et qui pue. En bon St-gallois on me dit d'aller le soir à Fontainebleau, c'est joli pis au moins y'a pas de noirs partout...
Je me sens las d'un coup.
* Un romand aura beau ne pas parler allemand, il arrivera toujours à dire que Lumpi ist mein Hund et que mein Bein ist gebrochen, es tut mir weh. De l'autre côté ca marche pareil, ils ont toujours le moyen de dire que la vie est dure sans confiture.
mercredi 11 juillet 2007
Openair St.Gallen qui marque l'an
Le week-end de l'Openair n'était donc pas tout à fait innocent car il signifiait une année pour moi à St-Gall. Je peux vous dire que j'ai rendu un vibrant hommage, à la hauteur de l'attachement que j'ai pour ce lieu où je suis enregistré comme citoyen, c'est-à-dire rien. Je n'ai rien fait, pas organisé de fête, ne l'ai même mentionné à personne, n'ai pas amené de croissants au boulot, n'ai pas fait de bilan, ai parlé anglais tout le week-end, n'y ai même pas pensé une seule seconde. Je vais donc continuer sur cette lancée et parler de l'Openair.
D'abord les concerts. (les images sont cliquables pour avoir une idée de la musique sur radioblog)
Jan Delay fut excellent, à la hauteur de mes attentes, pour LE concert que j'attendais LE plus. Une vraie présence sur scène, qui sait mettre de l'ambiance et gérer son big band pour du funk-rock-reggae qui tourne très bien.
Bon, c'est allemand alors bien sûr on va dire que j'ai passé au côté obscure de la force mais que celui qui ne s'est jamais surpris à murmurer des sons inaudibles sur 99 Luftballons de Nena me jette la première bière. 
Loin d'être fan de Bloc Party, sur scène c'est top, ai passé un bon temps.
Dropkick Murphys c'est pour la partie baston, où il faut finir sa bière le plus vite possible sous peine de la voir s'envoler dans les secondes suivant la première mesure de la chanson. Energique, on sait pourquoi il y a des punks au festival.
Et ca c'est la bonne surprise, Beatsteaks. Ce que j'ai entendu en album ne casse pas des briques, mais sur scène c'est une toute autre histoire. Le chanteur m'a scié. C'est appréciable d'écouter un gars chanter en gueulant tout en étant un vrai chanteur, un mec qui sait le faire pour de vrai. Et ils auront, selon moi, laissé la perle du festival: "Sabotage" des Beastie boys. Je pense qu'il faut pas être des mickeys pour oser jouer ce monument sans se faire honte.
Dans les performances honorables nous avions: Klaxons [radioblog], Arcade Fire et Artics Monkeys.
Dans le registre des concerts inutils nous avions: CSS Cansei de ser sexy, Placebo dont j'ai jamais pu blairer la musique et Kaiser Chiefs dont je me demande pourquoi ils n'ont pas de The à leur nom. A noter aussi que Snow Patrol n'ont pas de bol, il a fait magnifiquement beau tout le week-end et l'averse est tombée juste avant leurs premières notes. C'était le dernier concert en même temps. Pas grave. Pis moi j'étais sous la tente VIP, vraiment pas grave.
C'est tout pour la musique. Notez que les appréciations sont toutes relatives suivant l'humeur de l'instant, l'envie de bretzel ou de pizza et le taux d'alcoolémie.
Le festival maintenant.
J'avais rien vu de tel auparavant. Y'a des tentes partout et avec la topographie de la région il faut se lever tôt et jouer des coudes pour chopper un carré raisonablement plat pour les planter. Les habitués arrivent à se constituer un bloc communautaire avec paravent de jardin, fûts de bière et grill au millieu d'une dizaine de petites tentes, suffisamment proche d'une scène pour ne pas avoir à s'y déplacer. Les autres dorment où ils peuvent.
Chacun est libre d'emener ce qu'il veut dans l'enceinte du festival pour autant que ca ne soit pas en verre. La brasserie du coin propose donc sa bière en bouteille PET le temps du festival, tout le monde s'en remplit les sacs ou simplement transporte des pacs de 24. On voit alors quantité de carton finir par terre et de bouteilles voler loin dans le public. De plus, la propreté n'a pas l'air d'être le soucis numéro un des festivaliers.
Et ce réultat est identique partout. Si la propreté n'est pas le soucis majeur, l'environnement non plus. Comme il est de bon ton dans les festivals alémaniques, il existe un système de jetons. On paye un dépôt sur le gobelet, recoit un jeton et à la fin on peut les échanger pour se voir rendre l'argent. A noter que ca ne marche que pour les boissons et les verres sont standards, non pas en plastique résistants comme au Gurten par exemple. L'intention est louable sauf qu'on a pas dû leur expliquer la marche à suivre. A chaque recharge mon gobelet a été purement et simplement jeté à la poubelle, même après avoir dit qu'il était réutilisable, souvent on m'a retaxé le dépôt et j'ai parfois pu payer ma bière uniquement avec des jetons.
Mis à part ces considérations, je recommande. L'ambiance est bon enfant (bien que j'aie vu des punks massacré une tente, par représailles ou pur fun), le tout très bien organisé et surtout on a de la place. Je dis après avoir été dégouté du Gurten où il est juste impossible de marcher normalement nulle part.
J'y retournerai volontier l'année prochaine, si je me trouve quelque part où squatter...




