jeudi 31 mai 2007
Wählen Sie bitte: Mode [Auto-sabotage] ON - OFF
Ja gern !!
Je scie allégrement la branche sur laquelle je suis assis et là je sens que ca devient dangereux. En fait j'ai une technique pour me prémunir du stress quand tout devient le bordel autour de moi et que je suis à la limite du petage de plombs et des insultes nourries. Je n'aime pas le système sur lequel repose cette entreprise et j'en ai marre de devoir m'adresser à une tapée de personne pour régler un problème qui n'en est pas un. Toujours courir après les gens pour des bêtises et leur répéter sans cesse que je ne parle pas leur ignominie (pour ne pas être vulgaire) de dialecte.
Pour me prémunir j'essaye de me pas prendre sur moi, ne pas avoir le travail bien fait à coeur (de ne pas me faire un sang d'encre ah ah), et ne pas me rajouter des contraintes. Mais après quelques mois de pratique j'y arrive si bien que j'ai peut-être abusé sur les proportions ce matin. Je suis arrivé une demie-heure en retard à la réunion hebdomadaire (qui est à 8h bande de barbares), n'ai rien suivit de ce qui s'est dit en leur dialecte-pseudo-allemand-monocorde et répondais que je ne comprenais gar nichts à leurs histoires. De plus j'ai une sale tendance à ne pas remplir leurs documents d'évaluation du service. Bref, je me demande combien de temps cela va durer encore avant que la branche péte.
Vous l'avez compris, je n'aime ce que je fais et je songe à une reconversion. Le problème est que je ne sais pas du tout quoi faire. Vous avez pas des idées ou des bonnes adresses internet d'orientation qui sortent une palette de métier selon nos interêts ??
mercredi 30 mai 2007
Olvídala, mejor olvídala
J'ai de nouveau pas le moral.
Ca m'énerve.
Pourtant la semaine passée a été bonne et le week-end excellent. J'ai fait une bonne heure quotidienne de vélo sur un trajet à en chier ma race, que je mettrai un jour en photo, peut-être, ou pas, si la flemme me prend et que j'abandonne mon sport. Mais comme je joins l'utile à l'agréable à ma race et que ce sport est en fait mon moyen de transport jusqu'au boulot, ne me faisant pas perdre de temps ni même ressortir de chez moi sitôt rentré, il y a des chances pour que je continue un moment. Du moins jusqu'à la prochaine pluie.
Pis le week-end était vraiment cool, bonne fête, avec des copains, de la bière, de la musique et un peu de disco-rock à l'usine. Sauf que j'ai été tiraillé sentimentalement et ca m'a un peu gonflé. Vendredi je suis sorti avec la st.galloise que j'avais rencontré la veille et l'impression bizarre qu'elle m'avait laissé s'est bien confirmée, trop bizarre pour moi. Puis le samedi j'ai rêvé de mon ex, le seul amour de ma vie jusqu'à présent et le dimanche, quelque peu alcoolisé, je lui ai écris un monstre message lui demandant si elle ressentait encore quelque chose pour moi, que moi je rêvais encore d'elle. Le genre de message écrit au coin d'un bar ou club à une heure où les gens sobres ne s'amusent plus du tout et sont depuis longtemps retournés devant leurs télés. Et peut-être que toutes ces bêtises qu'on nous dit concernant "l'expérience" ne sont pas faux, car au lieu d'appuyer sur "envoyer" (ou plutôt "enviar" parce que je me la pète avec un natel configuré en espagnol) je l'ai sagement mis dans les brouillons. Le lendemain, voulant constater les dégats et me rassurer de cet acte manqué, j'étais surpris de ce message bien écrit, sans faute, cohérant, clair et direct comme à mon habitude. Je pouvais alors aussi bien l'envoyer à ce moment, une heure raisonnable qui ne laisse aucun doute sur mon état mais je ne l'ai de nouveau pas fait.
Bourré ou sobre, la réponse me blesserait, qu'elle soit positive ou négative.
Ce même dimanche il y avait une femme magnifique que je voyais pour la seconde fois. Elle a tout pour me plaire, sauf qu'elle fume encore pire qu'une st.galloise et ne danse pas la salsa, mais elle a du charme et ne se la joue pas prétentieuse, une qualité de plus en plus rare. Cependant elle reste pour moi comme une belle image, une star que je peux regarder et connaître mais d'un monde dont je ne fais pas partie et lui faire la bise pour lui dire au revoir me rend mélancolique.
Et à St.Gall il fait si froid.
vendredi 25 mai 2007
Mais où j'ai foutu la commande ?
Ma vie est un film.
Ou plutôt de ces films dont on a pas lu le résumé et est tombé dessus par hasard en zappant. Le problème c'est que je n'ai toujours pas pu déterminé le genre, je n'arrive pas savoir si je suis dans une comédie burlesque, un drame social, un documentaire éthnologique ou un à l'eau-de-rose avec la jolie fille un peu bête qui embrasse à la fin. (Ce qui est malheureusement certain c'est que je ne suis pas dans un Bollywood et ca c'est plutôt triste. J'ai essayé de danser dans la rue et je n'ai pas été entouré d'une vingtaine de danseurs, ni même me suis retrouvé en haut des montagnes la seconde suivante, ce qui est un peu du gâchis avec toutes ces montagnes environnantes. Je me demande bien à quoi elle servent du coup, à part cacher les appenzellois)
Donc, dans le rôle de hier soir j'étais Colombien, un rôle que j'ai déjà eu l'occasion d'endosser, en général chaque fois qu'on me demande 4 fois de suite droit dans les yeux d'où je viens. C'était dans un club salsa. J'ai passé un bon moment avec une fille qui parlait très bien espagnol et me disait Ô combien j'étais différent des suisses ici, à tenir des conversations différentes, de danser différemment, de regarder dans les yeux... Bon, à la fin, elle me disait aussi Ô combien j'étais différent des latinos. Bref. Elle m'a aussi fait un rapide classement des gens à St.Gall ce qui explique Ô combien il est difficile de faire des rencontres. 3 catégories; les universitaires hautains, le peuple plutôt simple, le bas-peuple c-à-d sans éducations ou paysans comprenant les assistés alcooliques ou drogués. Je ne lui ai pas demandé où elle se situait.
Ca devient d'un pathétique...
Mais malgré ca j'ai toujours le moral. Bien qu'il faudrait que j'arrête d'aller à la salsa qui est composé d'un groupe d'habitués impénétrables et imperméables et que je me passionne pour l'unique sport de pédés cantonal, à la télé du moins. Faudrait aussi que je me souvienne des règles de survie; ne rien consommer qui vient d'Appenzell. Et après ca, tout ira bien, je pourrais tranquillement manger des bratwürste avec ma bière et attendre le générique de fin.
mardi 15 mai 2007
Geniessen Sie die Mousikr in Sankt-Gallä
Il y a des réflexes qui ne trompent pas, qui indiquent clairement nos origines. Quiconque entre 16 et 30 ans, aimant tant soit peu la musique et/ou la bière, vivant dans le bassin lémanique, se retrouvera devant son ordinateur ou la fnäc la plus proche le jour de l'ouverture de la billeterie du Paléo, à midi. La séléction devient impitoyable. Passé 30 ans on croit pouvoir tourner la page et accéder au niveau supérieur maintenant qu'on a de l'argent, de jolies chaussures avec lesquelles on veut moyennement passé devant la grande scéne à cause de la poussière ou la boue, à choix, et pour une bonne sonorité franchement on est mieux à l'intérieur. Et ben là non-plus, même au Montreux c'est la course.
Ne voulant rater mon intégration dans ma nouvelle terre d'accueil d'expérience à la con linguistique j'ai sauté sur les billets du festival Openair St.Gallen qui a, pour ne rien gâché, avec une programation qui tient plutôt bien la route. Enfin, on aime ou aime pas, mais qu'on se le dise, la saison musicale 07 est pourrie de toute facon oú qu'elle soit et c'est pas le Paléo ni le Montreux qui prouveront le contraire. Moi, le front luisant et l'étincelle dans l'oeil du travail bien accompli, j'avais mon abonnement aux trois jours, en dépit du risque de ne pouvoir y aller au cause d'un prochain voyage professionel, en Inde. Je pouvais même annoncer fièrement autour de moi que ah ah ah meuh oui j'ai mon nabo.
C'était il y a un mois environ, et aujourd'hui je tombe sur cet article, tiré du 20Minuten. Sept semaines avant le festival, donc un mois après l'ouverture de la billeterie je le redis, les organisateurs sont heureux d'avoir déjà vendu la moitié des billets...
Mais je suis où là?
La notion de temps est toute relative par ici. Enfin, si y'a des amateurs ou des laissés-pour-compte de festivals romands...
lundi 7 mai 2007
Laissez les bons temps rouler
Ce week-end avait un petit quelque chose de spécial, c'était le dernier en terre st-galloise pour mon ami Florian, qui déménage à Zurich. Bien sûr, c'est presque la porte à côté et ca me permettra d'y aller aussi plus régulièrement mais quand même, ca sera plus trop pareil, on se verra moins c'est forcé. Ce week-end avait donc une allure de tournée d'adieu aux habitudes. Moi, en contre-partie, je me sens mieux depuis quelques semaines et j'essaye de partir à la rencontre de mon entourage, d'être plus sociable et ne pas m'arrêter aux problèmes de langue. J'ai même recommencé à aller au club salsa. Bref, pendant que Florian quitte ses habitudes, j'essaye de m'en créer.
Hier soir, pendant l'Happy Hour, il me confessait que faire ses cartons était plus émotionnel qu'il ne le pensait et me demandait comment je le vivais. On était d'accord qu'un déménagement n'est jamais totalement innocent, même en restant dans la même ville, notamment parce qu'il y a une certaine obligation de faire un tri et par là de refléchir à ce qu'on garde ou pas. Par contre, définir la notion de "maison" était plus compliqué. A vrai dire je n'y avais jamais trop pensé, disons pas plus loin que reconnaître que Genève est mon lieu d'origine et que je pense y finir mes jours, mais entre-deux…?? A cause du week-end précédent j'ai estimé que ma "maison" était là où se trouvait mon appartement justment. Pour explication, j'avais congé jusqu'à mardi et ai profité d'aller à Genève faire la tournée des amis. J'ai passé du temps avec ma famille seulement lundi et même pas longtemps par manque de disponibilité, le mardi j'aurai pu voir presque tout le monde pour le repas et pendant l'après-midi, me faisant arriver tard chez moi malgré tout. Au lieu de cela, j'ai décidé de rester dormir chez Francois à Lausanne après notre petite soirée et rentrer directement le lendemain matin, me faisant sentir terriblement coupable. En fait, je sentais que j'avais besoin d'etre "à la maison". Après, que le lieu considéré comme maison soit bon ou merdique est un autre débat.
"Stars and Stripes" @ St.Gallen
vendredi 4 mai 2007
Irgendwie, irgendwo, irgendwann.
- Ah tu es déjà là? On avait rendez-vous?
- Non, pas de rendez-vous mais tu sais bien que je n'ai pas besoin d'en prendre pour te voir.
- C'est vrai. Des fois je me demande même si on se croise par hasard ou si, en fait, tu m'attendais au coin de la rue.
- Si je te dis que c'est par hasard, tu me crois?
- Oui… enfin… disons que je préfère le croire.
- Si je te dis que des fois tu es passé à côté de moi sans même me remarquer, tu me crois?
- Arrête s'il te plait, tu sais bien que ce n'est pas par mauvaise volonté ou mauvaise foi. Parfois je pense à toi mais je suis occupé, j'ai des projets, ou je profite de la vie tout simplement et je t'oublie.
- Mouais, tu as aussi tes moments de tristesse à ce que je sais. Et même là tu ne penses pas à moi?
- Ben non, je pense à ma tristesse et ensuite à comment être heureux mais curieusement je ne me vois quand même pas trop avec toi.
- Pourtant beaucoup me trouvent plutôt séduisante. Pas tout le temps bien sûr, on a tous nos mauvais jours mais il faut laisser de côté les apparences.
- Tu as du charme, je dois avouer. Je n'y suis juste pas sensible. Chacun ses goûts et moi je suis né avec d'autres.
- Alors que tu n'as personne dans ta vie en ce moment, personne qui pense à toi.
- Ca n'a rien à voir, question d'affinité, je ne peux pas non-plus chercher à te rencontrer quand ca ne va pas juste pour combler un vide.
- C'est sûrement mieux ainsi, j'ai bien remarqué que tu n'es pas du genre à appeler.
- Ecoute, je t'apprécie mais je peux pas, enfin je ne veux pas ou plutôt disons que je ne peux pas car je ne veux pas. Tu m'excuses?
- J'ai l'habitude, c'est la vie.
- Ton ironie me plairait presque. Et si moi maintenant je te disais qu'à ton contact je me sens vivant, c'est un compliment?
- Il faut me respecter, pas me taquiner, je te laisse le soin de savoir où se situe ton "compliment".
- Excuse-moi, je dépasse les bornes.
- Tu t'excuses souvent, c'est pas bon, même avec moi.
- Alors, tu m'excuseras une dernière fois mais là je m'en vais, pas que ta compagnie soit désagréable mais… mais on a plus rien à se dire. Du moins là maintenant.
- Je ne te retiens pas, ce n'est pas le jour de toutes manières. J'espère que tu seras plus bavard à notre dernier rendez-vous, les gens m'oublie souvent et n'en ont plus assez de leur dernier souffle pour exprimer tous leurs regrets.
- J'aimerais pouvoir te regarder dans les yeux, être en paix, quand tu m'emmèneras, mais je sais déjà que j'aurai peur. Excuse-moi si je ne suis pas à la hauteur.
- Bien peu le sont, quand sonne la dernière heure, ne t'en fais pas. Adieu.
- Adieu
- Et une dernière chose, arrête de t'excuser auprès de moi.

