vendredi 27 avril 2007
Soy un pobre diablo
Bon, faut que je me mette à écrire un truc ici sinon vous allez croire que je me morfonds, seul dans mon appartement les habits déchirés avec de la cendre sur la tête, depuis une semaine suite à la terrible nouvelle du week-end dernier. En fait non. Plus prosaïquement j'ai beaucoup de boulot, je suis pas mal sorti et je commence à écrire des mots bizarres comme 'prosaïquement'.
Ceux qui me connaissent diront que je suis quelqu'un qui réflechit trop, qui a tendance à réaliser ce qu'il a dans la tête surtout si c'est con, à les envies très changeantes, parvient à justifier assez bien toutes ses décisions et préfère voir par lui-même plutôt que d'écouter les conseils, même si c'est merdique. Toute cette jolie introduction pour annoncer que j'ai changé d'avis une fois de plus. Je ne pense plus quitter St.Gallen et rentrer à Genève d'ici cet été. C'est officiel et je m'explique, ne sachant pas ce que je veux pour mon futur je n'ai pas l'impression que rentrer réglera beaucoup de choses, tout au plus cela me reposera au début (surtout les oreilles) mais ensuite je doute de l'amélioration. J'en viens à me dire que le principal défaut ici est mon mal-être, je ne suis pas heureux et je ne me plais pas, et donc je pourrai vivre n'importe oú le résultat serait le même. Quand je dis n'importe oú je pense à n'importe quel endroit oú j'aurai à construire une nouvelle vie sociale. Me connaissant, en rentrant maintenant, j'aurai un sentiment d'inachevé et je risque de le regretter, ce qui me fait retourner à mon plan de base qui donnait une durée minimum de deux ans, donc juillet de l'été prochain. Depuis deux-trois semaines que je pense ainsi je vais mieux, j'arrive même à bosser, même si je conçois pleinement que mon changement d'humeur peut tout à fait être simplement lié à l'échange pantalons-jupes et pulls-petits tops opéré tout autour de nous ces derniers jours. Vive le printemps.
Mais attendons de voir ce que je penserai dans un mois… on sait jamais.
dimanche 22 avril 2007
Ma déesse, ma déesse, pourquoi m'as-tu abandonné?
Des nouvelles de mes dernières pérégrinations quand j'aurai fini de sécher toutes les chaudes larmes de mon corps.
Donc, Aishwarya Rai et Abishek Bachchan se sont mariés vendredi. En soit, c'est pas une mauvaise nouvelle vu que ma chérie a choisi mon acteur indien préféré et qu'à 33 ans il était temps pour elle de quitter la maison maternelle, mais le problème est que les actrices ont la facheuse tradition de mettre un terme à leurs carrières cinématographiques après le marriage. Ils disent que c'est pour écarter les spectateurs de la tentation de désirer la femme d'un autre. Peut-être renversera-t-elle la tendance, à l'image de Preity Zinta, autre star très sexy.
Ceci-dit, celle qui alimente tous mes fantasmes n'a pas de fiancé en vue, ca laisse de la marge.
dimanche 15 avril 2007
Faites des enfants, j'vous jure
J'ai bossé ce week-end. J'ai recu ma soeur et sa famille qui compte 3 petites gamines et faire le guide dans ces conditions c'est plutot sport. Pis avec leurs caractères, elles qui ont jamais vecu en appartement. Enfin, tout s'est bien passé. Tout le monde a eu du plaisir et mon appart est dans le même état qu'avant qu'ils viennent.
Maintenant j'ai juste quelques heures avant de prendre le train et l'avion pour Paris pour mon prochain défi; traducteur allemand-francais technique pendant une semaine, je sens que ca va aussi être sport c't'affaire. De guide pendant un week-end je suis promu à un rôle de clown.



Photos de Ashram_
jeudi 12 avril 2007
- Oyé pana, que pasa por la calle? – Nada, no pasa na'a
Un récent anniversaire, de ceux avec un nombre symbolique, m'a rappelé que j'arrive tout bientôt au prochain nombre-clé de la liste, 30. Et ce matin, pendant mes 15 minutes de marche matinale de la gare au boulot, j'y repensais. Comme à mon habitude depuis bien 6 mois, j'essayais de chercher au fond de moi ce que je voulais vraiment et comme d'habitude, pas de réponse. Je ne sais plus quoi faire, quoi dire, quoi décider. C'est la première fois dans ma vie, à l'approche des 30 ans, lorsqu'on est censé devenir moins con et avoir une direction pour le futur. Tout se mélange et mes envies ne sont pas claires. J'aimerais revenir sur Genève mais j'en parle à mes chefs de manière pas claire, en fait j'ai peur de rentrer et constater que rien ne s'améliore. J'ai aussi envie de plaquer ce boulot car l'industrie des machines-outils, ou plutot la technique, n'est pas pour moi tout en ne sachant pas quoi faire ensuite. J'ai envie d'ouvrir une micro-brasserie en Colombie mais en gardant au début une source de revenu ponctuelle, comme avec les voyages que je fais maintenant. J'ai envie d'une copine, mais pas d'une krali.
Pendant ce temps, les dossiers de clients s'empilent sur mon bureau et je ne fais rien… rien…rien…
mardi 10 avril 2007
Quand je pense que t'arrives même plus siffler trois fois
Hier, pendant des heures, je regardais la campagne suisse défiler à travers ces vitres qu'on ouvre plus. Et je ne m'en lasse pas. Je choisis la bonne musique, laisse ma tête se caler à la paroi, prends mon rôle de spectateur. Rares sont les fois où je communique. A force de contemplation j'en arrive aux réflexions et parfois ca se complique. Je me dis que je suis devenu ce que je n'étais que quelques heures par semaine, ou quelques semaines par an; un spectateur. Je ne vis plus, j'observe. Je m'adapte, je change, je pense, je prends la pensée de l'endroit, je me fonds à la terre étrangère, je n'appartiens plus nulle part, je veux, je me lasse, je veux, je me fatigue. Je cherche alors des solutions pour changer ca, tout en sachant ce dont j'ai réellement besoin sans pouvoir l'obtenir, je repense à quand je l'avais et que je l'ai perdu, aux raisons surtout de l'avoir perdue.
Dans ce week-end à connotation religieuse, j'imagine que dans le fond, je pourrais faire du voyage ma religion et, sans pousser jusqu'à l'absurdité savoureuse, j'en tire quelques parallèles. Aspirer à la contemplation, faire des prières mais sans les adresser, chercher à comprendre ce qui nous entoure, y trouver un sens, puis donner un sens, partager avec ceux qui sont aussi en quête et se séparer des ignorants, déclarer que tout n'est que vanité et être persuadé de faire partie de ceux qui ont compris.
Les réflexions prennent fin en entrant en gare. 4 heures pour rentrer chez moi, suite au week-end en terre-mère genevoise que je ne raconterai pas, beaucoup de hauts et de bas, et puis d'autres le font mieux que moi. En sortant du train j'efface ma dernière pensée à celle qui a incarné les voyages au-travers de la campagne suisse pendant quelques années. Une dernière pensée, car depuis bien longtemps il n'y a plus personne sur le quai qui m'attend…
Plus je pense, moins je sais qui je suis.
lundi 2 avril 2007
Saudade
Tu me manques.
Plus le temps passe, plus je perds espoir de te voir un jour. Même si je crois t'apercevoir, même si je crois te reconnaître chez une autre, ce n'est qu'un pâle reflet et le manque, rendu plus amer par la frustration, me deviens chaque jour plus insupportable. L'espoir se meurt mais mais je ne le laisserai jamais s'éteindre, car je ne veux pas mourir. Je veux continuer de croire que je te trouverai, un jour, sur je ne sais quel chemin. Ce jour-là je pourrai te dire tout ce que je rêve de te dire; que je suis un étranger partout où je mets les pieds, même sur ma terre, mais qu'avec toi j'ai retrouvé ma libérté. Je peux fouler n'importe quel sol, jamais je ne serai étranger, car c'est à toi que je t'appartiens, toi qui completes chaque envie, qui ressens ce que je vis, qui comprends ce que personne n'a jamais pu avant. Je t'emenerai danser là où les saisons n'existent pas, seule compte la chaleur, où le rythme n'est pas mélancolique, tout en le devenant parfois sous l'intensité de la passion, une terre de lait et de miel pour souligner l'abondance de mon amour pour toi... et tu aimeras ca. Je t'emenerai contempler la vie là où le temps ne compte pas, seule la présence des bien-aimés compte, où tout à un sens et devient une bénédiction pour celui qui est prêt à la recevoir, une terre sainte pour souligner la pureté de mon amour pour toi, celle que je ne cesserai de contempler... et tu aimeras ca. Je t'emenerai là où tout le monde est étranger, seule la personnalité et non-pas l'origine compte, où on peux changer de continent en changeant de quartier et faire le tour du monde en une journée, une terre apatride pour souligner mon appartenance envers toi seule... et tu aimeras ca.
Tu me manques et je me sens perdu.
Je cherche à remplir tout ce vide mais il semble sans fond. A te chercher aux quatres vents je découvre de nouvelles choses et me les approprie pour ne plus pouvoir m'en séparer. Seulement, on ne prend jamais rien inconditionnellement et sans m'en rendre compte j'ai laissé une part de moi en échange. Qu'est ce que je pourrais encore t'offrir? Quelle part est restée encore intacte? A un moment ou un autre, l'équilibre a été brisé et je ne me sens plus capable de retrouver toutes ces parts perdues et les remettre à leur place. Si je t'aime tant c'est que toi tu as cette capacité, celle de tout combler, que jusqu'à présent personne d'autre n'a pu recréer.
Tu me manques mais je dois t'abandonner.
Je comprends maintenant que le problème n'est autre que moi. Je ne te retrouverai jamais car tu ne peux exister. Je t'ai imaginé, t'ai donné un visage, une personnalité. Tout le monde me paraît alors si fade comparé à toi, si compliqué, si imperméable. Sûrement qu'en t'abandonnant j'arrêterais de cultiver ce deséquilibre et serai enfin libre de laisser quelqu'un prendre la place. Je réalise surtout que je n'ai pas d'autre choix et c'est bien toi-même qui ne m'en laisse pas d'autre. Je dois t'abandonner car de toute facon même si tu existais, que je te rencontrais, que je te séduisais, ... même si tu existais, tu n'aurais aucune raison de t'éprendre de moi.

