Au pays des Kra et des Li

I know what it means to be alone

jeudi 29 mars 2007

1.3 millard et moi et moi etmoi

Je suis a l'aeroport, en attente de mon depart. Je rentre, je suis content. C'etait seulement deux semaines mais elles ont ete longues, rapport au boulot intense et au collegue chinois, qui est assez stressant je dois l'avouer. J'adore apprendre plein de choses sur d'autres pays et le fait d'y retourner encore et encore (c'est ma cinquieme fois en Chine) permet d'entrer plus en profondeur dans la culture. En plus d'y travailler passe au-dela des barrieres qui limitent le point de vue d'un touriste. Ceci-dit, je suis maintenant moins fascine, ou interpele serait plus juste, par ce pays. Les manieres, la mentalite, les discours ont tendances a m'agacer. Je crois qu'il y a deux raisons a ce changement. Premierement, mon dernier voyage en Chine, il y a deux ans de cela deja, m'a egalement emene a Taiwan et ce que j'ai vu la-bas est le melange parfait de la technologie, la modernite et le savoir-vivre a la culture chinoise. Je ne peux m'empecher de penser maintenant que la Chine est un immense gachis et l'emballement economique ne va pas ameliorer les choses, meme si j'espere avoir tort. Entendre les gens dire que la Chine doit 'ramener' le petit frere perdu qu'est Taiwan au giron chinois m'enerve au plus haut point. A Taiwan je me souviens avoir dit que la reunion apporterait de bonnes choses pour autant de le Mainland veuille bien apprendre de l'experience taiwannaise, mais la je me dis que le risque est trop grand de se faire 'bouffer'. Et la, la culture chinoise disparaitra.
La deuxieme raison est d'etre souvent alle en Inde ces deux dernieres annees. Plus je decouvre, plus je vois l'immensite qu'il y a encore a decouvrir derriere. Jamais je ne pourrai dire que je connais l'Inde, sinon des parties de l'Inde.  Malgre la grandeur de la Chine j'ai l'impression de ne plus rien decouvrir d'important sur ce pays, mais plutot des anectodes ou des petites particularites regionales. Mais je suis pret a admettre que c'est la langue qui bloque mon apprentissage, autant les langues indiennes sont douces comme les gens, autant le chinois est grossier comme les gens.

(... j'espere que ceux qui ont experimente la Chine me laisseront des commentaires...)

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dimanche 25 mars 2007

On a sunny sunny cold cold day

Voila ma pause dominicale ou je squatte le pc de mon collegue. Revenir sur internet c'est ouvrir un peu mon horizon au-dela des frontieres chinoises car il faut bien avouer que quand je suis dans dans un autre pays, surtout pour mon boulot, j'ai tendance a oublier ce qu'il se passe ailleurs et me focalise uniquement sur ici. C'est interessant mais pas de tout repos non-plus. La encore, si on m'envoyait a Shanghai ou Beijing ca irait, le monde exterieur est surement plus present mais en province c'est autre chose. Il faut s'adapter mais avec heureusement une certaine indulgence envers nous, pauvres etrangers si etranges et il faut aussi un peu jongler, etre diplomate. Je dois en venir a parler de sujets comme expliquer les raisons de la peur de l'occident envers la puissance montante de la Chine, de l'invasion du Tibet, de l'Inde, l'independance de Taiwan. Je me retrouve a manger des choses dont je ne saurai jamais ce que c'est et dont je ne vous decrirai pas le resultat dans mes toilettes le lendemain, a partager la table de managers qui petent, rotent, fument en mangeant, boivent que cul-sec toujours accompagne tout en rendant ce moment fort agreable alors que quelques heures plus tot ils m'auraient etrangle ou garde comme monnaie d'echange contre du materiel qu'ils attendent depuis 5 mois. Je n'ai aucune distraction a cause du collegue qui n'aime pas sortir et qui, un samedi soir a 21h30, retourne dans sa chambre et je fume comme un porc un pompier un chinois. Malgre tout, ce n'est pas desagreable, y'a un certaine forme de plaisir et je rentrerai en bon etat. Mais la ou je ne suis plus d'accord c'est si je dois me sortir de tout ca pour me faire abattre a la sortie de l'avion par des fans d'Alain Morisod car mon blog est devenu une reunion de conspirateurs. En plus, c'est pas gagne d'avance, la place est jalousement garde par Richard Clayderman dans bons nombres d'ascenseurs de ce pays et ca ne vaut pas un bon 'Helene'. Il risque bien d'etre renvoye a l'expediteur votre colis.

Pour le cote technique, a Zhuzhou on a bosse comme des fous et magouille les resultats techniques comme des porcs (ca tombe bien c'est justement l'annee) pour s'en sortir, a Jiujiang on a discute pour eviter que le client depose plainte et a Harbin on songe a exorcicer la machine, mais jusqu'ici tout va bien. Ceux qui se plaignent d'un boulot monotone peuvent me faire parvenir leur CV, c'est avec plaisir j'vous jure.
Pour le cote culturel voici quelques clefs pour se familiariser avec la langue chinoise qui pourrait vous etre utile un jour, on ne sait jamais. 'Cafe' en chinois se dit 'cafe'. 'Suisse' se dit 'riche'. Vous voyez, les chinois sont des gens tres pragmatiques.

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dimanche 18 mars 2007

la malediction villagoise

C'est un mal etrange, je vous le concede mais je commence a me demander si je ne devrais pas consulter un marabout au cas ou. Bon, j'exagere un peu mais c'est juste que ca me fait mal de me retrouver a l'autre bout du monde dans un endroit ou y'a rien mais alors rien a voir et qu'il faille galerer pour trouver un bar. J'ai bien trouve un club delicieusement plein entre autre de jolies filles mais la c'est le collegue qui s'est plaint du volume de la musique, ceci-dit tout a fait normal pour un club. grrr. A noter que ce village-la, Zhuzhou en l'occurance, compte environ dix fois plus d'habitants que St.Gall. A noter encore que mon prochain voyage d'emenera a Koraput, en Inde, ce trou a malaria perdu dans les montagnes, pour ma troisieme visite. C'est 5'000 habitants travaillant tous pour la meme et seul entreprise gouvernementale. Ils pourraient pas les mettre a Shanghai et Bombay ces boites non?
Apres Zhuzhou j'irai a Jiujiang, un autre grand village qui doit tourner au million d'habitants en ville et enfin Harbin, aussi pour ma troisieme visite, vraie pause citadine. A environ 4 millions en ville, la, j'ai quelques adresses valables ou je ne devrai pas m'ennuyer. Je dis 'devrais' car j'ai un doute sur la capacite festive de mon nouveau collegue, apres une biere il passe au the vert. Va falloir etre subtil, ca se sent la vodka dans le the??

Vous l'avez bien compris, je ne suis qu'un chien d'ingrat. Franchement, quand on fait ses courses dans un supermarche au beau milieu de la Chine et que la radio passe 'Helene, je m'appelle helene' en version originale s'il vous plait, je ne vois vraiment pas de quoi se plaindre. Je dis vive la mondialisation !!

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mercredi 14 mars 2007

Y'a plus d'riz

Ma vie est un de ces bordels.

Là maintenant j'aimerais revoir "l'Auberge espagnole", la séquence quand Romain Duris se demande pourquoi tout est devenu à ce point un immense bordel.
Là aussi maintenant j'aimerais trouver un coupable, un peu plus précis que juste la société pourrie-capitaliste-qui-pollue-et-court-à-sa-perte-nous-obligeant-à-oublier-nos-rêves-d'enfants-et-ecraser-nos-frêres-pour-monter-dans-la-hiérarchie-et-avoir-un-gros-salaire-pour-enfin-se-payer-une-grosse-bagnole-
qui-pollue-pas-mais-crache-de-l'eau-pour-nourrir-les-plantes, un coupable à toutes mes prises de tête que je ne pourrai faire payer mais au moins faire sentir tout le poids de la faute.
Là maintenant j'aimerais reprendre la dernière sauvegarde et recommencer où je me suis gourré de chemin.
Là maintenant j'aimerais la vérité, pas celle-là mais l'autre. Ou l'autre encore, c'est selon.

En fait, ma vie est un bordel parce que je le vaux veux bien. Suis-je le seul à resentir une urgence, une précipitation, une peur qu'un jour je me demande ce que j'ai fait de ma vie et que la réponse me décoive? Genre que je n'aie pas profité assez ou aie pas entrepris de choses qui me donneraient réel satisfaction.

Là où j'en suis maintenant, c'est que je décide d'abandonner mon expérience St.Galloise dans quelques mois. Ca ne me mène à rien, je perds mon temps, mon énérgie, ma motivation et le goût. Je devrais normalement retourner à Genève, même si j'aimerais bien retourner un moment en Colombie. Ces temps je me pose souvent une question, est-ce que garder un plan de secours ou de se ménager une porte de sortie est un signe de sagesse ou de manque d'engagement? La réponse ne peut dépendre que de la situation et c'est sage dirons-nous, mais le jour où je devrais sauter le pas je me demande si je pourrais. Je pensais avoir trouvé et donné une direction à ma vie pour quelques années mais non, je dois me remettre à chercher ce que je veux vraiment.

Dans un film comme celui avec Duris, on verrait l'écran divisé en deux plans, un de moi écrivant ce post et l'autre d'un avion qui s'envole car c'est où je me trouve maintenant. Je vais en Chine pour 2 semaines et de retour je parlerai avec le chef du service et lui dirai que ca ne peut pas continuer comme cela, qu'il faut que ca change. Même si, en soit, je veux clairement arrêter, ca sera juste pour parler et préparer ma sortie avant l'été, je veux au moins boucler une année entière là-bas. La suite...??

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mardi 6 mars 2007

Vous êtes bien urbain

Mes hauts et bas font de nouveau de jolis écarts et j'essaye tant bien que mal de contenir tout ca dans des proportions acceptables. Pour commencer par la fin telle une mauvaise série B, attention au pléonasme facile*, on me voit ce matin, énervé et mettant tout naturellement des coups d'épaules à tous ces paysans qui ne laissent pas les gens descendre du bus. Enervé car mon passeport n'était pas arrivé à sa destination la veille, donc possiblement perdu et que je n'ai pas retrouvé la quittance de la Poste avec le numéro d'envoi alors que j'ai toutes les autres quittances reçues ce même jour de l'envoi et le suivant. J'ai une petite semaine pour faire faire un visa indien et chinois car je dois combiner deux voyages d'une durée de 6 semaines environ. J'étais soucieux aussi à cause d'une douleur inconnue à la poitrine.

Premier flashback sur samedi soir. Je suis à Zurich et fais la fête avec un tas de monde. Je rencontre une charmante jeune fille et après une agréable discussion obtiens son numéro. J'apprends par la suite que son plan de travail empêche qu'on se voie cette semaine, suit une proposition pour la suivante, sauf que c'est maintenant le mien qui empêche… pour 6 semaines. Là, n'importe quel psychologue en culotte courte me démontrera que mon subconscient me sabote le travail en perdant une quittance et me rendant malade pour retarder le départ.

Deuxième flashback sur vendredi, je sors du boulot avec l'enveloppe pour l'ambassade, je me dépêche de passer à la Poste, chope la quittance la mets kekpart et file avant que ne ferme le magasin à tabacs en tous genre car j'ai plus rien pour mon narguil'. Le soir, je bois avec des potes à un tel point que je ne me souviens pas en quelle langue je parlais avec je ne sais quelle fille, pas non-plus du retour, ni que j'avais mangé des tartines à la confiture et moutarde aux grains (pas en même temps, je suppose), ni d'avoir enlevé mes lentilles, brossé mes dents, fermé les volets. C'est la première fois que ca m'arrive j'vous jure. Là, n'importe quel suisse-allemand en short dira que ça c'est ça, que c'est toujours la rigole et après on perdre les papiers dans les bars, que ça pas sérieuse.

Troisième flashback sur dimanche après-midi, je cours. Après rien, pour rien, je pars et une demi-heure plus tard reviens au point de départ, un peu comme un pigeon voyageur, mais sans message. Là, n'importe quel docteur en pantalon à pince de golfeur prédirait une douleur à la poitrine proche de la bronchite en se remettant au sport après un long arrêt et une consommation de narguilé proportionnel à l'ennui dans mon bled.

Je reprends l'histoire où je l'avais laissée, à la fin donc. Aujourd'hui j'arrive au boulot et apprends que le voyage en Inde est repoussé et que je rentrerai après les 10 jours en Chine, que mon passeport est revenu ici à cause d'une adresse pas valide, qu'une bronchite aiguë ne nécessite pas d'antibiotiques et part comme elle vient, donc soit j'ai un subconscient un peu con, soit il n'a rien à voir là-dedans. Là, n'importe quel saltimbanque-funambule en collant dirait que j'ai de l'avenir dans la profession.

Et là surtout, n'importe quel producteur de série B en jambière de cuir me mettrait à la porte pour un tel scénario sans interêt.

* d'ailleurs je me demande pourquoi l'expression 'petit nain' est considérée comme pléonasme, alors que tous les nains n'ont pas la même taille et qu'il peut donc y en avoir des plus petits et plus grands que d'autres.

Posté par sangdencre à 16:19 - jusqu'ici tout va bien - Commentaires [10] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

samedi 3 mars 2007

De este mundo soñador, que te atrapa en un rincón, te castiga con pasión, ay qué mundo soñador

Hombre_fumando___Botero

 

Ca c'est "Hombre fumando" de Fernando Botero, artiste peintre et sculpture colombien dont je vous avais vaguement parlé en Janvier. Je ne l'avais pas mentionné mais pendant ce temps là la bière Club Colombia mettait en concours (controversé et irrégulier semble-t-il) jusqu'au 28 Février cette oeuvre du maître. 18 capsules marquée et autre bons pour accéder au grand tirage au sort parmis 32 finalistes. On aime son style unique ou pas, il se trouve que moi j'adore et qu'aussi j'aime la bière, en plus la Club est vraiment bonne. Les conditions étaient réunies, comme pour quelques millions de gens dans ce pays. Bref, sans me faire d'illusion car aussi malheureux au jeu qu'en amour, j'ai vaguement observé le résultat tombé aujourd'hui. C'est un gars de 30 ans vivant à Buenaventura qui l'emporte. Je comprends sa réaction suivante car il a toute sa vie à construire et franchement Buenaventura c'est vraiment pourris comme coin, je l'échangerais pas contre mon village, mais ses paroles à chaud me dérangent un peu

Tiré de El Pais de Cali - Colombia

 

“Estoy feliz, pero confundido, no sé qué voy a hacer, lo más seguro es que me asesore sobre el tema. Lo más probable es que venda el cuadro”, dijo desde Bogotá el ganador.

"Je suis heureux mais confus, je ne sais pas ce que je vais faire, le plus sûr est de me faire conseiller sur le sujet. Le plus probable est que je vende le tableau"

Ca semble évident mais quand on reçoit un cadeau ca le fait pas trop de répondre par merci, c'est beau, je vais m'en faire un paquet de tunes.

Quoi, jaloux moi??? Il ne méritait pas de gagner, c'est pas de la jalousie que de le dire, non? Pis moi j'avais déjà fait une place dans mon salon alors que je suis sûr que lui pas. Aucune justice...

Posté par sangdencre à 11:37 - fuera del pais - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

vendredi 2 mars 2007

Shallaye, Shallaye,

Ce mot s'échappe de ma bouche, je ne le contrôle pas et, du reste, je ne l'ai jamais contrôlé. Un mot maudit qui parfois deviens vertueux et engagé, qui se revêt d'un habit de bénédiction, me donne un second souffle, un autre courage, et c'est moi-même qui le bénis. Mais parfois m'entraîne à mes limites, se joue de moi, me met en position de vulnérabilité, cherche à me faire chuter, et à terre me dit tu cherches un coupable à ton malheur? Mais regarde, tu es seul, moi je ne suis que du vent, je n'ai vécu que deux secondes et qui m'a fait naître? Ta langue.

Ce mot-là ne connaît pas le hasard, il s'économise et survient que quand il est sûr de gagner. Il me connaît, il me guette. Il sait très bien quand je veux sortir alors que je devrais rester sagement chez moi, il voit quand mes jambes s'engourdissent et réclament une musique qui n'a d'interêt qu'en étant accompagné, il sent mon corps qui n'est pas rassasié, il a la notion du bien et du mal. Je l'abhorre pour toutes ces raisons. Cependant je ne lui en veux pas, car dans toute relation le bourreau et la victime sont consentantes et je dois avouer, quand j'hésite je le laisse faire car j'ai besoin d'une excuse. Mais qu'on ne me dise pas que je suis un lâche, car je tends le bâton pour me faire frapper. Mais qu'on ne me dise pas non-plus masochiste, car parfois c'est moi qui gagne. Non, qu'on me dise simplement joueur. Souvent je ne veux plus rien contrôler, j'ai juste besoin de vérifier et face aux doutes, à la peur de la futilité, ces deux secondes de vent balaie tout. Shallaye Shallaye.

Sauf que hier j'ai perdu.

La mise était placée haute et je savais très bien à quoi je m'exposais, un minimum de bon sens voit le danger venir et un minimum de volonté l'évite. C'est ce qui fait défaut. Je suis retourné là où on m'a déjà usé, là où je me suis battu pour ne gagner que des phrases vides, là où j'ai séduit pour être accepté, là où j'ai dépensé jusqu'à dilapider ma patience. J'ai bien montré que j'étais toujours là mais qu'en fait non, je ne suis plus vraiment là, ne serai plus jamais vraiment là. Je suis rentré, engourdis et tiraillé, affamé, assoiffé, en manque de me sentir vivant, encore plus dans le doute, enveloppé par la peur, mais pas fâché ou déçu. Ce mot, encore ce mot, n'a jamais rien créé et surtout pas la solitude, mais elle s'évertue à me la montrer. Ensuite, que je l'accepte ou la combatte ne dépend que de moi, mais jamais, jamais, et ceci à cause de ce mot, je pourrais l'ignorer ou feindre qu'elle n'existe pas alors… Shallaye Shallaye.

Posté par sangdencre à 13:54 - einstürzende neubauten - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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