mercredi 31 janvier 2007
St.Gallä, Stadt ohne Zukunft
(C'est pas que moi qui le dis).
Je suis d'humeur fragile ces temps, un rien peut me plomber ma journée et me faire répéter que là s'en est trop, il est temps que je mette les voiles.
Ce matin, en sortant de chez moi, j'étais tout heureux de pouvoir enfin descendre mes deux gros cartons pleins de papiers à jeter, triés lors de mes derniers rangements. Déposés en bas dans la rue oú ils se mettent d'habitude, je m'en vais prendre mon train. Le temps de faire 20 mètres, je me fais interpeller, genre à grands cris.
- Eh…éh… kra defü éschtä gümeschteli?
- Euh...ouais ouais ce sont bien les miens.
- Aaah krëlïtüähö Papier üd Karton zusämitzeli !!! oder?
- Ben c'est un peu pareil non? Ca va tout au même endroit.
- Asch nüüüt, kropfertâminamal. Papier cé mercreditzeli üd Karton in tzwaï wörchteli
- Ben je peux quand même pas raisonablement trier tout ca? Ou bien ? raisonablement? Oder bien?
- ????….????
le temps qu'il m'explique qu'il était chargé de veiller à ce que les gens jetent correctement leurs poubelles et de tout ramener, j'avais raté mon train.
Je lui en veux pas à ce bonhomme, aux autres non-plus, par expérience je me dis que je suis juste incompatible avec ce village et ses habitants.
lundi 29 janvier 2007
Chez ces gens-là
Il est grand temps que je vous présente un peu mon village car ca suffit maintenant de toujours en dire du mal il ne faut pas oublier aussi d'en montrer du mal. Présentement, le grand baroudeur devant l'éternel que je suis choisit plutôt de garder un œil objectif sur ce qu'il l'entoure et tâche de vous montrer différents aspects qui permettront à chacun de se forger sa propre opinion.
Tout d'abord, les villageois aiment bien se donner une réputation de sauvage et n'hésitent pas à disposer des représentations effrayantes pour faire fuir le touristes égaré.
Mais que cela ne tienne, une simple ruse pour rester ensemble entre gens vrais sans être pollué par les kralis de la ville, car le villageois se retrouve volontiers avec sa joyeuse bande de déconneurs.
D'ailleurs la bonne ambiance est communicative et même l'armée, venue observer et contenir certains débordements trop festifs, ne peut s'empêcher de danser la gig pour les locaux.
Il faut bien dire que les habitants ont une solide expérience de boute-en-train, ce qui leur permet de mélanger tous les styles, nouveaux ou anciens, avec une facilité déconcertante.
Voilà tout pour aujourd'hui mais le reportage continuera…
jeudi 25 janvier 2007
Inténtalo mi vida, quiero estar a tu lado
Je suis de retour déjà depuis quelques jours mais comme tout, ici-bas dans mon village, faut se faire violence pour se motiver à quoi-que-ce-soit.
Les affaires ont repris et le grand bol d'air frais que m'a offert la Colombie se retransforme en tempête entre mes deux oreilles avec comme conséquence une vision du futur particulièrement brumeuse. J'ai quitté ce pays merveilleux avec pleins d'idées en tête, persuadé qu'il y a quelque chose à y faire d'ici peu de temps. En y réflechissant, monter une petite affaire est techniquement possible, il me manque juste de rencontrer encore une ou deux personnes-clefs. Si au hasard d'une discussion ces personnes se révèlent, j'y penserai concretement.
Mes derniers jours a Bogotà ont été parfaits, ai revu des amis, en ai connu d'autres, ai fait la rumba du diable, ai parlé passionnement, ai fait la moitié de ce que je voulais, ai vécu deux fois plus que je pensais, n'ai pas dérogé à mes habitudes d'arriver à la bourre à l'aéroport (genre moins d'une heure en avance et devoir négocier).
J'essaye de me remettre au krali, j'essaye de chercher l'élegence, la grâce, la beauté dans ce village, mon appart porte les séquelles d'un départ hâtif, d'un mois de létargie, d'un retour las. Je serai obligé d'en prendre soin car mon voyage en Chine qui devait suivre est annulé. Mon chef m'a donné le plan de l'année, fin-février Inde pour un mois minimum, puis Mai en Inde, puis en Inde, l'Inde, encore l'Inde, Inde…. A voir ce plan je suis bon pour y passer 6 mois. Ca ne me dérange pas, bien au contraire. Suisse-Colombie-Inde, mon triangle parfait…
Colombia tierra querida
Si quieres conocer al océano pacifico...vaya a Chile
Si quieres conocer al océano atlántico...vaya a Jamaica
Si quieres conocer los Andes americanos...vaya a Bolivia
Si quieres conocer las llanuras del Orinoco...vaya a Venezuela
Si quieres conocer las selvas del Amazonas...vaya a Brasil
Si quieres conocer las culturas precolombianas...vaya a México
Si quieres conocer todo ello juntos...venga a Colombia
lundi 15 janvier 2007
Oiga, mire, vea
Sans m'attarder sur cette nouvelle d'importance capitale, non-plus la dessus car ici en tout cas tout le monde s'en fout, je reprends le cours de mes petites aventures. Je suis a Taganga, charmant petit village de pecheurs envahis de touristes routards en recherche de rien-foutre. Ca se trouve a deux pas de Santa Marta, premiere ville colombienne, aussi connue a cause de lui. Le slogan de Taganga est "Sal si puedes" qu'on traduira par Pars (litt. Sors) si tu peux. Ici il faut reussir a s'occuper toute la journee entre la plage, le hamac, manger et boire. Je suis ici depuis hier et mon billet de bus pour Bogotà (16h quand meme) est demain et je vous jure qu'il faudra pas me mettre le pied au cul pour fuir vers la capitale, sa candelaria et sa zona rosa, et ca meme s'il y fait froid.
Juste pour dire, mon temps a Medellin fut tres tres bien, gens sympas, expo Botero toujours aussi bien, grosses fetes. Suis tombé amoureux pour la deuxieme fois, mais pour la conquerir il aurait fallut y vivre au lieu de juste y passer 3 jours en vacances. grrr. Ah oui je n'ai pas parlé de la première fois, une caleña (de Cali donc) merveilleuse (las caleñas son como las flores, aqui no hay feas Cali para que veas) mais quelque peu mariée et vivant en Ecosse. grrr encore. Malgré tout j'en suis heureux, c'était bien la premiere fois depuis la separation d'avec ma vénale portugaise que j'éprouvais des sentiments. C'est bien, ca marche encore.
Ensuite de ca Cartagena pour un jour avec concert de la star local.
Reste une petite semaine pour profiter...
mercredi 10 janvier 2007
5 toros, 3 gallos
Je suis maintenant a Medellin, ville assez unique en son genre en Colombie. Je suis arrivé hier soir et je me rejouis de la redecouvrir. 'Unique' car peuplé de gens très fiers et très acceuillants, surnommé les texans d'amérique du sud car portent un chapeau de cow-boy a la moindre occasion et font des défilés de chevaux en pleine ville chaque année, ont un accent pas possible. Cependant la vraie raison est que de leur forte personnalité ils ont fait de leur ville un moteur économique et est actuellement la ville la plus sur d'amerique du sud alors que 20 ans auparavant tournait a environ 5'000 meurtres par an (gracias a Pablo y sobre todo el gobierno).
J'ai quitté Cali samedi passé pour passer quelques jours a Manizales. Que de la fete alcoolisée a ne plus en finir mais j'ai aussi pu profité des atractions de la ville en cette periode de fete. Et il faut dire que chez ces gens-là, monsieur, on ne fait pas qu'apprecier le sang, on applaudit et on parie. J'ai donc assisté a ma premiere corrida et 5 taureaux ont succombé. 2 ont recu les ovations et 3 se sont fait huer. Et honte sur moi... j'ai beau ne pas approuver mais j'ai vraiment apprécié et applaudit de tout coeur aux mouvements des matadores. Là ou je n'ai pas applaudit mais plutot crié et parié c'était aux combats de coqs. Là aussi je ne devrais pas mais c'est comme ca je me suis pris au jeu et j'ai pas passé de bons moments a voir ca, pis a bien boire et bien danser.
Mais maintenant c'est Medellin, après le sang la culture. Hourra pour Fernando Botero.
jeudi 4 janvier 2007
Hola gringo, huela este buen café de Colombia
Salut les poëts,
quelques nouvelles pour dire que je vis toujours, que la Colombie est vraiment un pays fabuleux, que mes études d'agriculture mes vacances se passent bien, que je profite pleinement de revoir mes contacts mes amis et que je me remémore enormement des notions d'import-export de tout ce que j'ai pu vivre ici, qui fut un temps tres riche, intense et simplement heureux... Bon, mis a part justement ces sujets plus que grave que sont la drogue et la guerilla que vit ce pays depuis des dizaines d'années, pour qui passe par dessus et est pret a decouvrir, il y a tant de merveilles. Déjà dans l'avion Paris-Bogotá il y avait une faveur particuliere, remplis de colombiens heureux de rentrer chez eux où tout le monde parlait avec tout le monde. Je suis arrivé à Cali le 28 au soir et je n'y ai pas bougé depuis mais je suis en train de voir le programme. Je pense partir samedi pour Manizales voir le debut de la Gran Feria, ensuite lundi j'irai a Medellin re-visiter le musée d'Antioquia, avec une large expo permanante sur Botero, soit-dit en passant fabuleux (le musée donc, pas seulement l'expo). Ensuite Cartagena, Santa Marta que j'avais raté la première fois il y a trois ans et fin du voyage a Bogotá. Enfin... a moins que ca change...
Pues, me despido aqui, voy a disfrutar un buen café, hasta luego chicos





